Au quotidien, communiquer par écrit peut s’avérer plus délicat que dire les choses directement en face. L’écrit a ses particularités, et le rédacteur web y est également confronté.
La communication écrite est toute différente de la communication orale. Certains écrivent comme ils parlent et on a l’impression de les entendre en lisant leur texte. C’est très marrant, mais ce n’est pas le cas de tout le monde.
A l’écrit, tout est plus froid. Il manque le ton, le sourire dans les yeux, etc. Il manque aussi le petit état de stress de se retrouver en face d’une personne pour lui dire ses 4 vérités (poliment), ou pour lui déclarer sa flamme. A l’écrit, tout part trop vite. C’est trop facile.
A l’écrit, il manque aussi le visage de l’interlocuteur. Comment juger s’il a compris, s’il approuve, s’il est choqué, et même d’abord s’il est attentif ? Tout cela, c’est quand on parle à quelqu’un de plus ou moins proche (mail, discussions instantanées…).
En tant que rédacteurs web, on se retrouve derrière un ordinateur à écrire pour des gens qu’on ne connaît pas, qu’on ne voit pas. Cela semble difficile :
Pour être efficace, un site cible un certain public, et cette cible donne lieu à des études comportementales précises. Il faut que l’on puisse appréhender la réaction des gens pour trouver comment les intéresser. Appréhender leur réaction, et puis connaître leur langage, leurs centres d’intérêts, etc. Les généralités, ce n’est pas toujours très bien, mais là c’est utile.
Attention, je ne vois pas la rédaction web, dans tout son côté marketing, comme un moyen d’attraper les gens, de les prendre au piège pour pouvoir dire « haha, ils ont lu mon texte ! ». Je préfère faire le maximum pour toucher ceux qui ont besoin de ce texte, de ce site, de ces informations.
Voilà un petit bout de notre métier : communiquer sans connaître le lecteur et sans savoir ce qu’il a pensé de sa lecture. Et sans que tout cela nous empêche de remplir nos objectifs, d’être bien clair, de faire passer un message précis… (Nos clients nous aident pour cela : ils connaissent leur cible principale.)
C’est, comment dire… captivant.
(Mais est-ce le bon mot ? Je ne sais pas ce qu’il évoque pour vous, et je ne vois pas votre réaction en direct live… mais disons que j’ai fais passer mon message !)
(marie-eve)