Les liens contextuels sont incontournables, bénéfiques pour l’internaute et pour le référencement. Mais n’en abusons pas : il faut toujours privilégier la cohérence du contenu éditorial. Comme d’habitude, il faut nuancer ses propos, étudier chaque cas et adapter la stratégie.
Quand on dit que c’est bien de faire des liens, on parle des liens qui apportent quelque chose de plus et qui servent l’utilisateur. Se contraindre à insérer des liens dans chaque paragraphe, s’ils n’ont pas lieu d’être, ne sert à rien ou à pas grand chose. C’est logique, mais je le dis quand même. Insérer des liens dans le contenu éditorial, c’est bien d’y penser, mais pas que ça ne devienne une obsession.
Le lien doit plutôt être vu comme une coïncidence, comme un « justement, j’ai quelque chose qui pourrait vous intéresser » ou « d’ailleurs, vous pouvez aussi aller voir par ici ».
Les liens sont censés guider le lecteur, lui proposer un chemin de navigation, le diriger vers des sources fiables. Si le contenu est rempli de liens, ces objectifs ne seront pas atteints : le lecteur ne saura plus où cliquer. On ne le guide plus, on le perd. Les liens, s’ils sont en trop grand nombre, peuvent gêner la lecture, faire mal aux yeux… Après tout dépend du volume de texte et du type de contenu. Les articles d’Owni comptent souvent pas mal de liens, mais ça ne gêne pas.
Que pensez-vous des liens qui renvoient à la page sur laquelle on se trouve déjà ? Cela n’a pas grand intérêt. Par définition, un lien dirige vers la page suivante, une page complémentaire, un site intéressant. L’internaute s’attend à sortir de la page et il ne fait que la charger à nouveau. (Je parle là des liens dans le contenu éditorial, pas des footers, menus et autre où c’est plus envisageable). C’est comme si à chaque mot « lien », je mettais un lien vers ce petit papier…
Les moteurs de recherche accordent de la valeur aux liens, mais il vaut toujours mieux penser utilisateur et insérer peu de liens, mais de bons liens contextuels.

Vous avez donc compris la grande règle : rester cohérent, faire des liens utiles, ne pas laisser l’utilisateur dans le flou.
L’ancre du lien a son importance pour la compréhension du lien par les moteurs (surtout) et par les internautes :
Les internautes comprennent bien l’exemple 1, même si le mot « ici » laisse peu de marge pour cliquer. Mais les moteurs de recherche préfèrent que l’on mette en pratique l’exemple 2 : ils y trouvent les mots-clés et discernent mieux la thématique de la page visée. Par ailleurs, l’internaute sait que derrière une expression soulignée, il va trouver un lien, en règle générale. Il n’est plus très utile de lui dire de cliquer, surtout si le texte est explicite.
Faire un bon lien, c’est soigner l’ancre en elle-même, et ce qu’il y a autour : date, auteur ou nom du site. Si c’est un fichier PDF à télécharger, c’est bien de le préciser et d’indiquer la taille du fichier.
Mais vous avez sûrement d’autres choses à ajouter, des exemples à nous donner, des contre-exemples ? A vous :) !
(marie-eve)
Le SEO, c'est comme la cuisine, mieux vaut y aller à petite dose avec certains ingrédients.
... sauf pour le chocolat. Le chocolat, c'est pas pareil, on peut doubler la mise... Mais on ne référence rien avec du chocolat, ça salit le clavier, c'est tout.
Un texte intégral qui sert de lien, ça nous aurait bien fait rire de voir ça !
"Le SEO, c'est comme la cuisine", là on est bien d'accord. Nathalie avait rédigé des petits papiers à ce sujet. Mettons à part le chocolat oui ! :D