Le rédacteur web pense toujours référencement : le contenu doit suivre un certain nombre de règles que l’on trouve par exemple chez Webrankinfo, qui explique les bases de la stratégie de mots-clés. Seulement voilà : connues de tous et largement diffusées, ces règles ne suffisent pourtant pas pour produire un contenu de qualité...
Je dirais même qu’à trop les suivre à la lettre, on peut facilement tomber dans le piège d’un contenu exclusivement tourné vers les moteurs, et qui oublie sa fonction
première : répondre à la requête de l’internaute.
Evidemment, les expressions-clés doivent être présentes dans toutes les zones chaudes du contenu (balises méta, images, titres, etc…) et doivent également apparaître plusieurs fois dans le corps du texte. D’accord, mais là où cela se corse, c’est quand le contenu doit être à la fois efficace (pour satisfaire les moteurs) et intelligible (n’oublions pas que ce texte est destiné à être lu par des vraies gens !). Truffer sa page avec l’expression choisie permettra peut-être d’apparaître en tête des résultats sur les moteurs mais dans certains cas cela va desservir le client et pire encore !
Dans un site visité récemment, tout est mis en œuvre pour que le site sorte sur une expression donnée : le nom de domaine, le <title>, la métadescription, la métakeywords… et of course le contenu. Treize fois le mot-clé principal, cinq fois l’expression-clé, dans un texte qui comporte à peine 1200 signes, quel exploit !!!
Mais en regardant d’un peu plus près : ce texte signifie-t-il quelque chose, le message est-il compréhensible ? On y trouve effectivement une ou deux infos intéressantes mais noyées dans une suite de phrases sans queue ni tête… De plus le contenu n’est pas structuré (pas d’intertitre, de paragraphe ou de liste à puce qui favoriseraient la lisibilité) : il faut donc faire preuve d’une sacré volonté pour lire ce pavé indigeste.
Résultat : l’internaute sursaute, sourit (au mieux), et s’en va voir ailleurs (dans tous les cas). Pour ma part je me sens désolée pour le client, qui mériterait d’être mieux conseillé…mais ceci est une autre histoire.
Alors ok le site a été trouvé, le lien a été cliqué, mais cela ne suffit qu’à gonfler les statistiques de fréquentation ! L’internaute, qui est reparti aussi vite qu’il est arrivé, n’aura pas trouvé ce qu’il cherche. Il ne prendra pas non plus contact avec la société… dont la crédibilité a été bien entamée par un site web qui ne remplit pas son rôle. Un contenu intelligemment rédigé, bien structuré, aurait évité les effets désastreux du « je mets mon expression-clé partout parce que c’est bon pour mon référencement ». Tout le travail du rédacteur est de trouver l’équilibre entre moteurs, client et internaute : s’approprier les règles pour parfois les contourner ou les assouplir, c’est distiller de l’intelligence dans la rédaction web !

Trop d'optimisation tue le contenu
(nathalie)
Bien qu'il soit possible de se rendre compte un jour de l'erreur comise en abusant de mots-clés, en observant un taux de rebond anormalement élevé ou un mauvais taux de transformation, il est quasiment impossible de récupérer les internautes insatisafaits. En effet au vu de la concurrence et donc du choix laissé à celui-ci, il est rare d'avoir le droit à une deuxième chance sur internet.
C'est pourquoi il faut comprendre avant d'entamer une optimisation que le référencement est au service du texte, et non le contraire !
Il faut se dire qu'on a qu'une seule chance pour convaincre le lecteur (ou au minimum l'intéresser). D'où l'importance de penser utilisateur, et pas seulement référencement.