Si vous vous intéressez un tant soit peu à la rédaction web (ou si vous avez lu notre article qui dit que, parfois, les rédacteurs web doivent se taire) vous avez déjà entendu parler du grand principe de la pyramide inversée. Il indique l’ordre dans lequel il faut divulguer les informations sur le web pour captiver nos lecteurs.

Le principe de la pyramide inversée : les 5W

Quand on écrit pour le web, on commence par dire l’essentiel. L’essentiel se résume en 5W : Who, What, Where, When, Why. Je traduis ? Allez, pour condenser un article ou une page en une accroche, on doit dire : qui a fait quoi, où, quand et pourquoi. Et puis, il y a aussi éventuellement les 2H : How et How much (comment et combien).

Le web n’est pas la littérature, ou le cinéma. Quel intérêt de s’entendre raconter la fin d’un livre après avoir à peine commencé à le lire ? C’est même rageant ! Sébastien Billard illustre d’ailleurs ce propos avec un exemple bien connu : la pyramide inversée et le petit chaperon rouge. A l’inverse des contes et de la littérature, le web n’a pas le temps d’attendre et de s’entendre raconter des histoires.

C’est vrai, parfois on aime faire durer un certain suspens… On préfère taire les choses pour donner envie au lecteur de poursuivre sa lecture. Mais les lecteurs ne sont pas tous des curieux nés et ils se découragent vite ! Il convient de réfléchir à l’importance de l’information à diffuser : dans la plupart des cas, il faut se dépêcher de dire à l’internaute ce qu’il veut savoir.

Mise en pratique : inverser sa pyramide

Au tout début d’un texte, il faut trouver le moyen d’intéresser l’internaute, pour qu’il ait envie de connaître les détails de l’histoire. Captiver le lecteur, c’est le rôle de l’accroche, ou du chapô. Dans une page web, l’accroche donne les informations principales et suscite la lecture : elle doit être rédigée selon la pyramide inversée.
Pour écrire selon le principe de la pyramide inversée, il faut se poser les bonnes questions, oublier son propre intérêt et se concentrer sur celui du lecteur.

  • Je me met à la place du lecteur : qu’a-t-il envie de savoir avant tout, de quelle information a-t-il besoin ?
  • Je réfléchis en tant que professionnel de la communication : comment retenir mon lecteur, capter son attention ?

C’est toute une réflexion à avoir au préalable : il s’agit de hiérarchiser ses informations, en allant du plus général au plus précis.

Les limites de la pyramide inversée

La théorie de la pyramide inversée n’est pas toujours applicable et ne convient pas à tous les types de contenus. Le journalisme a initié cette pratique et l’applique au jour au jour : sans lire un article entier, on sait dès le début que tel homme politique a dit telle chose à tel endroit. Les brèves et les flashs d’informations respectent typiquement la règle des 5W : quand on ne détaille pas, on dit l’essentiel.
Mais sur le web, selon le type de site et l’intention des visiteurs, on ne peut pas toujours s’attacher à respecter la pyramide inversée. Cela devient même parfois ridicule. D’autant plus qu’il faut essayer de tout dire, sans en dire trop. L’internaute doit quand même avoir envie de lire le reste de la page !
Une autre difficulté, c’est de savoir ce qui intéresse vraiment les internautes. Au fond, quelle information veulent-ils connaître en premier lieu ? Les avis de 2 rédacteurs web peuvent être en opposition. Et entre ce que les internautes veulent savoir, et ce que nous (l’entreprise, le site, etc) voulons leur communiquer… Il s’agit de se concentrer, d’avoir en tête à la fois les objectifs marketing, les attentes des internautes, etc ! Ensuite, on tranche pour la meilleure façon de rédiger.

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